Audition du Senat : « Fintech : les défis de demain »

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Le succès grandissant des fintech présente tout autant d’opportunités qu’il ne soulève d’interrogations. L’innovation portée par ces nouvelles PME bouscule les organismes traditionnels, les obligeant à s’ouvrir et à se renouveler. Mais contrairement à l’idée reçue, leur activité s’orchestre en complément de celles des banques ou des organismes de crédit. Retour sur l’Audition du Sénat du 27 janvier dernier. 

Les opportunités et les défis de demain de la fintech ont été évoqués par les acteurs de l’innovation financière : Olivier Goy, Président du directoire de Lendix; Frédéric Chaignon, Directeur des ventes de Prêt d’Union; Nicolas Debock, Directeur d’investissement de Balderton Capital; Olivier Gavalda, Directeur général adjoint du pôle développement, client et innovation du Crédit Agricole et Corso Bavagnoli, Chef du service de financement de l’économie de la direction générale du Trésor.

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Plusieurs sujets ont été adressés lors de l’Audition et des questions des Sénateurs :

  • La complémentarité des fintech et des banques : 30% des fintech sont fournisseurs des banques (banque en ligne, communication inter-banques)
  • L’Etat encourage la concurrence : pour diversifier les sources de financement pour les particuliers et les entreprises
  • Les institutions traditionnelles puisent l’inspiration dans les nouvelles technologie pour proposer de nouvelles offres et améliorer leur service
  • Véritables défis réglementaires : réglementation, législation & normes internationales
  • Les enjeux pour les consommateurs : protection des droits de consommateurs, protection des données personnelles, protection des usages des données personnelles
  • Capter l’épargne « dormante » dans les banques ou en assurances vie
  • L’enjeu de la fraude, du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme

L’enjeu essentiel du développement du secteur de la fintech est la confiance. C’est un marché en plein essor, avec une croissance forte, qui nécessite un encadrement légal. Selon les paroles d’Olivier Goy, le secteur nécessite : « Une régulation forte, concertée et rapidement adaptable » pour permettre aux nouvelles sociétés de se développer tout en évitant des crises et protégeant l’épargnant. Des risques de fraude existent, comme dans tous les autres secteurs, mais une collaboration entre les nouveaux acteurs et ceux plus traditionnels, permettra d’éviter des catastrophes industrielles.

Retrouvez l’intégralité de l’échange sur le site du Sénat : http://videos.senat.fr/video/index.html

 

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Après avoir étudié les sciences politiques et la communication, Kaja a travaillé dans les RP et l'événementiel pendant plusieurs années avant de tomber amoureuse avec les startups. Aujourd'hui, elle écrit et communique pour une startup de la fintech parisienne. Elle aime la gastronomie, jouer avec les mots, l'Asie, Scrabble et les défis intellectuels.

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