Coup de pouce gouvernemental aux investisseurs en crowdlending

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Début décembre les députés ont voté un amendement au PLFR 2015, permettant aux utilisateurs de plateformes de prêts entre particuliers de déduire fiscalement d’éventuelles pertes de capital subies dans le cas du non remboursement d’un prêt, ceci à partir du 1er janvier 2016. 

Le crowdlending, une nouvelle tendance de l’investissement

Le crowdlending, ou le prêt entre particuliers, émerge comme une véritable tendance dans l’univers du financement des PME. Toujours désaimées des banques et des organismes du crédit, les PME se tournent vers les particuliers qui, plus ouverts aux risques et attirés par l’économie réelle, investissent volontairement dans des projets de sociétés qui les attirent personnellement. Avec des rendements avoisinants les 8%, avant impôts, ce moyen de financement est non seulement innovant et humain mais également rentable. Sauf effectivement d’un point de vue fiscal, puisqu’après addition des prélèvements sociaux, de l’impôt sur le revenu et de la contribution exceptionnelle dur les hauts revenus, les intérêts peuvent être imputés de presque 64,5%.

Même si les épargnants investissent en connaissance de cause, le risque de défaillance des prêteurs, constitue un frein à l’investissement, puisque les éventuelles pertes ne sont que rarement compensées fiscalement. Même si plusieurs plateformes de prêts ont pallié à ce risque mettant en place des assurances prêteurs individuelles, une mesure globale a été demandée pendant plusieurs mois au gouvernement.

Vers une minimisation du risque et le développement des PME

Ainsi l’amendement voté le 1er décembre, est allé dans le sens des acteurs du marché, stipulant que « pour la détermination de l’impôt sur le revenu, cette perte sera admise en déduction, pour son montant effectivement supporté par le contribuable (net donc le cas échéant des indemnités d’assurance), du montant imposable des intérêts afférents aux autres prêts consentis dans les mêmes conditions. » Ce qui signifie concrètement que si une créance est définitivement irrécouvrable (faillite de la société, p.ex.), l’investisseur pourra déduire le montant de celle-ci des autres revenus qu’il a obtenu par ses investissements en crowdlending cette année-là. Si ces revenus ne sont pas suffisant pour couvrir le montant, les pertes seront déductibles sur 5 années suivantes. Il faut néanmoins noter que les prélèvements sociaux seront toujours imputables.

Cette mesure officielle vise à encourager un nombre supplémentaire d’investisseurs de recourir aux outils du crowdlending. Inutile de préciser le rôle essentiel des PME et TPE dans la reprise de la croissance, tant recherchée par le gouvernement.

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Après avoir étudié les sciences politiques et la communication, Kaja a travaillé dans les RP et l'événementiel pendant plusieurs années avant de tomber amoureuse avec les startups. Aujourd'hui, elle écrit et communique pour une startup de la fintech parisienne. Elle aime la gastronomie, jouer avec les mots, l'Asie, Scrabble et les défis intellectuels.

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